03-19-10
Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton

Film le plus attendu de l’année, Alice au Pays des Merveilles débarque dans les salles françaises le 24 mars 2010. Produit par Disney, le géant américain a fait appel à un ancien employé, un certain Tim Burton…
Son frère adoptif, Johnny Depp, collabore avec le génial réalisateur pour la septième fois en interprétant le Chapelier Fou. Personnage intriguant, décalé et instable qui doit son caractère cyclothymique au taux de mercure trop élevé présent dans la colle utilisée pour faire son célèbre chapeau. Mia Wasikowska, jeune actrice repérée par Tim Burton pour sa maturité, campe le rôle d’Alice. La terrible reine rouge sera interprétée par la compagne du réalisateur, Helena Bonham Carter, déjà à l’affiche dans plusieurs de ses œuvres.

Petit rappel de l’histoire. Alice Kingsley, jeune femme, est demandée en mariage lors d’une réception mondaine par Hamish Ascot, homme assez laid et arrogant. Effrayée à l’idée de se marier si jeune, Alice aperçoit un lapin blanc qui lui fait signe de venir. Muni d’une montre à gousset, le lapin la conduit jusqu’à un intriguant arbre mort au tronc coupé. Alice se penchant trop près de l’intérieur du tronc, se retrouve entraînée dans une longue chute la conduisant dans un monde qu’elle avait déjà visité quelques années auparavant : le Pays des Merveilles. Oubliant tout de son dernier voyage, elle parcourt une fois de plus ce monde devenu sombre et inquiétant sous le règne de la terrifiante Reine Rouge. Elle s’est emparée du pouvoir grâce à une effrayante créature aux allures de dragon. Afin de rendre cet univers à nouveau merveilleux, Alice devra s’allier au Chapelier Fou ainsi qu’à la Reine Blanche.
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Contrairement aux nombreuses adaptations sur grand écran du classique de Lewis Carroll, Tim Burton tient à se rapprocher de l’ambiance du livre. Peu adepte de ces anciennes versions aux personnages sans profondeur, Tim Burton tient à donner à chacun d’entre eux une étrangeté qui leur est propre sans sacrifier l’histoire. Son désir de créer un cadre émotionnel se retrouve à travers tout le film. Particulièrement dans le rôle du chapelier fou. Personne ne passera à côté de ses yeux dissymétriques, synonyme de troubles sérieux au cerveau. Cherchant à créer un personnage hors du commun, Johnny Depp interprète un chapelier qui « perd sans cesse le contrôle de lui même, en raison de sa condition, et peut passer d’un état de légèreté à un état ultra dangereux de rage pure. » Fruit d’une « étude psychologique fascinante » le « personnage est très riche à interpréter ». Cette recherche psychologique chez les principaux protagonistes se retrouve chez Alice. Choisie pour son sérieux, Mia Wasikowska impose son univers. Intelligente, vive et maline, elle rompt avec la tradition d’une Alice naïve, aimant simplement se balader. La complicité entre les deux personnages crève les yeux. On irait presque jusqu’à imaginer une relation dépassant le simple cadre de l’amitié…
Initialement prévu en 2D, Disney a préféré retravailler le film en 3D. Surfant sur le succès phénoménal d’Avatar diffusé en 3D dans la majorité des salles, ce choix s’explique également pour des raisons esthétiques. Savant mélange entre animation pure et prise de vue réelle, le résultat prend de l’ampleur avec la troisième dimension. « Expérience plutôt agréable » pour le réalisateur, qui « améliore la perception et permet de rentrer encore plus dans le film ». Cependant le film fonctionne également en 2D. Il ne faut pas oublier la sortie DVD qui, c’est une première, a abaissé la durée d’exploitation du film dans les salles de 17 à 12 semaines, provoquant la colère des grands diffuseurs. La France, pour le pire ou le meilleur, fera encore exception à la règle, seul pays à être soumis à une loi réglementant la chronologie des médias. La 3D, toujours selon Tim Burton, « améliore l’expérience » et « rapproche beaucoup plus » le spectateur « de ce que le réalisateur a en tête, dès le départ ».
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Tim Burton, propose à travers ce conte de fées universel, un parcours intérieur en explorant la psyché des personnages. Il réveille une nouvelle fois notre âme d’enfant et joue avec nos sentiments pour mieux nous envoûter dans son univers unique.
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2 Comments on “Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton”
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On m’a offert le bouquin quand j’avais 10 ans et j’ai tout de suite détester… sûr que je n’irai pas voir le film. Rien que de voir les photos ça me fait fuir.. non seulement l’histoire me déplait au plus au point depuis toujours mais là en plus il y a ces visages blancs qui ont l’art de me mettre mal à l’aise !
03-22-10 » 7:51 am »
Qu’as tu détester au niveau de l’histoire?
Pour l’aspect esthétique/graphique il est vrai que c’est particulier… Ajouté à la patte de Tim Burton
03-22-10 » 12:01 pm »